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Mandine
Inscrit le: 24 Juin 2008 Messages: 41
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Posté le: 01 Déc 2008 21:33 Sujet du message: De plus en plus difficile |
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Salut à ceux qui me connaissent (je poste pas souvent, je préfère vous voir en vrai ), pis salut aux autres aussi d'ailleurs.
Mon problème est que je me suis enfermée dans un cercle vicieux avec mon père par rapport à mon homosexualité: il sait, je sais qu'il sait, mais on en a jamais parlé frontalement, tout à été dit par sous-entendus et j'ai parfois brouillé les pistes, je me suis rétractée, etc... Le problème c'est que j'ai terriblement honte devant mon père à cause de l'image dégradante que la société à des goui... lesbiennes et je ne veux pas que mon père aie des sales images dans la tête. Je précise que j'ai de très bonnes relations avec lui, bien + qu'avec ma mère. En fait le souci, c'est mes sorties à Paris du samedi soir (j'habite à une heure de train de la capitale dans un bled paumé). Mon père me laisse sortir, mais il sait pas où je vais, en fait, absoluement personne dans mon entourage ne sait que je vais au MAG, je suis toute seule avec ça, et c'est très pesant car il y a des choses que j'aimerais faire partager mais j'en suis incapable, je fais un gros blocage. Le problème par rapport à ces soirées au mag, c'est que j'ai déjà fait des sous entendu et donc, je suis coincée, si je dis à mon père que je suis lesbienne, il va savoir pourquoi je vais à Paris, et ça risque d'être très gênant de dire "je vais à paris demain" le vendredi soir, vous voyez ce que je veux dire? C'est hors de question. En + de ça, si je dis que je suis goui... lesbienne ça sera pas vraiment le scoop du siècle et ça risque vraiment de tomber à plat.
Je suis enfermée dans un truc tacite, je suis incapable de verbaliser ça, les mots restent coincés dans ma gorge, c'est vraiment pas dicible du tout.
Avec ça vu que je vis encore chez lui, je passe mon temps à planquer les bouquins lesbiens que j'achète quand je monte à paris, à effacer sans arret l'historique internet alors que c'est de la paranoia pure vu qu'il y a que moi qui l'utilise... bref, pas vraiment la sérénité. Et je vous parle pas du temps où je vivais chez ma mère, là c'était pire que tout! Enfin, ça va déjà amplement mieux, j'ai pas à me plaindre, mais c'est dur, c'est dur...
Au début, je pensais confirmer que le jour où j'aurais une relation stable, mais comme j'ai pris conscience que ça n'était pas possible, et que je me dis que peut être un jour je retournerais avec un mec pour avoir une vie moins dure (je sais ce que vous allez dire, mais si mon homosexualité me rend trop malheureuse et si arrive un moment où j'estime en avoir trop chié et avoir le droit au bonheur, je vois vraiment pas pourquoi je refuserais un gentil garçon. je suis pas bi pour autant, même si je me suis déjà posé la question.)
Déjà que je plais pas aux femmes et que les quelques aventures que j'ai eues avec des femmes, elles n'avaient aucun respect pour moi et m'ont utilisée comme une merde, sans aucune exception; le côté subversif et interdit que je trouvais cool au début, là ça commence à me faire moyennement rire. Je suis désolée d'insister là dessus mais c'est important pour comprendre ce que je ressens par rapport à ce truc qui me bloque avec mon père.
Le problème c'est que j'adore mon père, voilà. Et je veux pas qu'il s'imagine des trucs dégueulasse. Je voulais plus le dire mais ça devient de plus en plus difficile à porter. Me dites pas de le dire, je peux pas. Rien que l'idée ça me fout une trouille au point que j'ai l'impression d'avoir le coeur qui passe sur un rouleau compresseur et de plus sentir mon estomac. Mais par contre, si vous avez des idées pour mieux supporter ça, apprendre à dédramatiser, à penser à autre chose ou à me faire une raison par rapport à ma situation, vos réponses sont les bienvenues. Amicalement et à bientôt au MAG, comme je l'aie déjà dit à certains-nes, moi je suis pas une violente, j'aime bien tout le monde et je peux être à votre écoute aussi, je suis juste une meuf qui essaie d'être le plus intègre possible et qui a un peu beaucoup des bleus partout, alors... J'ai plus envie qu'on m'enrobe les choses et qu'on me raconte des histoires... Soyez francs avec moi c'est tout ce que je vous demande. Pas de baratin, pas de blabla, merci. Amicalement.
Mandine 3 |
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lel
Inscrit le: 23 Nov 2005 Messages: 6022 Localisation: 06
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Posté le: 02 Déc 2008 11:39 Sujet du message: |
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Salut,
Situation délicate, je te souhaite bon courage.
Par rapport au fait de mieux s'assumer, ce qui aide le plus c'est d'avoir une copine (à mon avis), faire des sorties avec, affronter le regard des autres en fait (sans non plu se "galocher" non stop).
Tu dis que tu plais pas aux femmes, mais c'est peut-être parce que justement elles te voient angoissée, sans bien t'assumer? du coup elles viennent pas vers toi.
Tu fais des sorties avec le MAG ou tu ne vas qu'aux permanences? c'est déjà l'occasion de parler librement de ton homosexualité, cotoyer le milieu donc rencontrer des filles, te faire une bonne culture générale sur les homos.
Y'a des gens qui vivent sans parler de leur homosexualité aux parents, je sais pas dans quel état d'esprit ils sont, mais oui, ça existe.
Et peut-être que vis à vis de ton père tu te bloques à faire de bonnes rencontres, que d'un certain côté tu baisses les bras?
Enfin excuse si tu trouves ce post pas intéressant, c'est les idées qui me sont venues à l'esprit en te lisant. |
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Mandine
Inscrit le: 24 Juin 2008 Messages: 41
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Posté le: 02 Déc 2008 13:22 Sujet du message: |
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Non, j'en suis plus là quand même désolée! Je viens qu'au permanences du samedi la majorité du temps car habitant à 90km de Paris je peux pas faire autrement, c'est une heure de train, et les trains pas à n'importe quel heure. C'est pas aussi simpliste que ça: je sais ce que c'est qu'un homo, j'ai lu tous les trucs possibles et imaginables à ce sujet et heu... par rapport au fait d'avoir une copine, j'ai jamais eu de "copine" je sais pas ce que ça veut dire, mais des aventures j'en aie eu, et se donner en spectacle dans les rues de paris faute d'avoir tout de suite un endroit où aller, je te remercie, je sais faire, mais c'est pas parce qu'on galoche une meuf n'importe où (dans le métro ou devant 3 crétins anonymes) qu'on s'assume mieux! C'est juste que parfois, d'une on a envie de dire merde, et deux on peut pas faire autrement.
Le coup des femmes qui viennent pas vers moi parce qu'elles me voient "angoissée sans bien m'assumer" (je te cite), tu m'excuseras mais ça me semble un pêu tiré par les cheveux. Mon adolescence exécrable n'est pas marquée sur mon front. Dans la vie je suis très directe et un peu brute, certes, mais tout à fait sociable et souriante, et je discute volontiers avec tout le monde. Et si vraiment c'était ce cas de figure, je considère que ces femmes ne sont alors pas intéressantes puisqu'elle ne cherchent pas à comprendre la personalité des gens, je ne vais certainement pas changer pour leur faire plaisir, ceux qui me connaissent au mag le savent très bien, moi on me prend comme je suis ou on me jette, et si on me jette pour une bonne raison, je n'en veux pas à la personne qui me jette. (on m'a trop souvent jetée aussi)
J'ai vécu des trucs qu'il serait trop long de détailler ici. Ca se résume pas à oser embrasser une fille dans la rue (déjà fait), rencontrer des homos (fait), avoir une culture homo (encore déjà fait!), le problème n'est pas là.
Et quand tu dis que je me refuse à faire des rencontres à cuase de mon père, ça c'est pas vrai du tout parce qu'au contraire, j'aimerais bien avoir une nana à présenter à mon père, mais je sais que c'est pas possible.
Ca sert à rien de me trouver des circonstances atténuantes pour expliquer le fait que je plais pas aux femmes, c'est peut etre simplement parce que je suis moche et totalement inadaptée au milieu lesbien. (et un peu trop intello aussi)
Lel, merci quand meme pour ton post, ça se bouscule pas pour répondre, ça prouve bien que les gens savent pas quoi dire, et à vrai dire je m'y attendais. Je pense que je ne m'en sortirais pas avec un post sur un forum, mais que ça va encore etre à moi toute seule de me démerder pour que ça aille mieux comme je l'aie toujours fait, et trouver une raison pour ne pas baisser les bras.
Enfin, là j'ai beaucoup dérivé mais le sujet c'était quand même que j'étais mal à l'aise vis à vis de mon père par rapport à ça, pas que je correspond pas aux critères du milieu lesbien. Si personne répond d'ici 40 ans et qu'un modo passe par là, merci de fermer mon post. Bonne journée à tous
Mandine3 |
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modo
Inscrit le: 29 Aoû 2006 Messages: 1204
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Posté le: 02 Déc 2008 21:11 Sujet du message: Re: De plus en plus difficile |
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| Mandine a écrit: | | Le problème c'est que j'ai terriblement honte devant mon père à cause de l'image dégradante que la société à des goui... lesbiennes et je ne veux pas que mon père aie des sales images dans la tête. |
Coucou,
comme je te disais, je crois qu'il faut vraiment que tu réussisses à surmonter ce blocage !! En fait, ce qu'il faut bien te dire, c'est qu'il n'y a pas de raison que ton père s'imagine des choses sales en te voyant. Pourquoi ??
- Et bien déjà parce que je crois qu'aucun parent n'imagine son enfant dans le cadre d'une relation sexuelle. Ou alors c'est le parent qui a un problème... Et puis, si jamais ton père devait penser au sexe en pensant au fait que tu es lesbienne, est-ce que c'est plus valorisant d'imaginer sa fille en train de faire une fellation qu'un cuni ?? Tu sais, ça me fait penser à ce film "Pourquoi pas moi", une mère dit, en apprenant que sa fille est lesbienne un truc du genre "quand même, coucher avec une autre fille, c'est sale" et l'autre lui répond "parce qu'avec un sexe d'homme dans la bouche, tu te crois plus propre ?"
- Ensuite, j'ose espérer que ton père est assez intelligent pour faire la distinction entre l'image totalement dégradante du sexe entre femme dans les pornos et les vrais relations lesbiennes. De toute façon, si on va par là, le problème est le même pour les hétéros: l'image de la femme dans les pornos hétéros est assez dégradante, or est-ce que ça met mal à l'aise les filles hétéros ?
- Et enfin, je me demande si ce n'est pas toi qui imagine déformée de la représentation lesbienne dans la société. Pourquoi ne penser qu'à l'image du sexe dans les pornos quand la télé, les films, les magazines people nous renvoient des images bien plus valorisantes ?? Certes, tout n'est pas encore parfait, mais il y a quand même du mieux. Est-ce que ce n'est pas toi qui te créé toi-même le problème... si ça se trouve, ton père n'a absolument pas une mauvaise image de l'homosexualité féminine !! Et si ça se trouve, il n'aurait pas de problème non plus avec le fait que tu viens au MAG. Moi au début, je n'osais pas dire à mes parents que j'allais au MAG, j'avais un peu hente je crois, et en fait, ils n'avaient aucun problème avec ça !!
Tu sais, si tu dis à ton père "je vais au MAG", il ne va se mettre directement à t'imaginer au lit avec une fille dans des positions sexuelles !!
Solange _________________ Les modérateurs |
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modo
Inscrit le: 29 Aoû 2006 Messages: 1204
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Posté le: 02 Déc 2008 21:14 Sujet du message: |
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| Mandine a écrit: |
Lel, merci quand meme pour ton post, ça se bouscule pas pour répondre, ça prouve bien que les gens savent pas quoi dire, et à vrai dire je m'y attendais. |
Prends aussi en compte le fait que les gens ne se bousculent pas sur le forum tout court en ce moment !! Et ça ne fait pas longtemps que tu as posté en plus ! Ne pars pas négative
Solange _________________ Les modérateurs |
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lel
Inscrit le: 23 Nov 2005 Messages: 6022 Localisation: 06
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Posté le: 02 Déc 2008 21:34 Sujet du message: |
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Par rapport au manque de réponses, dis toi aussi qu'en ce moment le forum est plutôt mort.
Ton post est intéressant, je me suis lancée (je pense que j'aurai du rien dire) mais oui y'a pas grand chose à dire dans le sens que t'analyses bien les choses à première vue, et perso j'ai jamais ressenti ça. je me suis dit sur le coup que tu te prenais trop la tête par rapport à un éventuel coming out.
Sinon, je t'assure, un mal être, un problème, etc... ça se sent. j'avoue, ne pas se fier à une première apparence, mais comme je l'ai déjà dit ailleurs, quelqu'un qui semble mal ça fait plutôt peur (tu souris, tu parles, mais peut-être que les autres ressentent comme un malaise, un espèce de décalage entre tes sourires et ta façon de regarder par exemple)
Après, évidemment, ce dont je parle, ça n'empêchera pas une fille de te trouver mignonne, d'être attirée, perso il m'est arrivée d'être grave attirée par quelqu'un que je trouvais moyen, en fait c'est une question de charme, ce qui est subjectif. la beauté/mocheté, tu peux être canon pour quelqu'un, et moche pour un autre.
Bref, là aussi je m'égare. discute bien avec les gens du MAG qui te raconteront leur coming out, leur ressenti après. je sais que j'insinue qu'il faut que tu le dises à ton père, mais ce n'est pas un ordre ou quoi, c'est un choix, peut-être qu'avec le temps tu t'en sentiras capable ou non.
Enfin bon, excuse si mon post t'a gavée, je fais du mieux que je peux lol, et ouais ça se sent que t'es franche. |
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lel
Inscrit le: 23 Nov 2005 Messages: 6022 Localisation: 06
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Posté le: 02 Déc 2008 21:38 Sujet du message: Re: De plus en plus difficile |
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| modo a écrit: | | Tu sais, ça me fait penser à ce film "Pourquoi pas moi", une mère dit, en apprenant que sa fille est lesbienne un truc du genre "quand même, coucher avec une autre fille, c'est sale" et l'autre lui répond "parce qu'avec un sexe d'homme dans la bouche, tu te crois plus propre ?" |
Lool j'adore cette scène |
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Mandine
Inscrit le: 24 Juin 2008 Messages: 41
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Posté le: 02 Déc 2008 23:33 Sujet du message: |
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Mais non lel, t'as bien fait de répondre, de toute façon t'as pas à t'excuser de pas comprendre ou d'avoir jamais ressenti ça car personne n'a le même parcours, simplement je culpabilise quand je vois des gens hyper à l'aise avec leur homosexualité, même des très jeunes en très peu de temps, avec des situations familiales bien plus difficiles que la mienne, où je sais que très peu de monde me rejetterais, et certainement pas mon père, même si il est un peu gêné et qu'il aimerait bien être grand-père. (mais y a toujours mon frère pour ça!). J'en conclus qu'il y a vraiment un truc qui cloche chez moi, un blocage intérieur lié à mon homosexualité, un truc qui passe pas mais alors pas du tout. (ne me dites pas d'aller voir un psy par contre, ça c'est hors de question, je préfère dépenser mon argent autrement! ).
Mais c'est vrai que j'ai un parcours pas facile avec ça: tous mes amours ont été impossibles, j'ai traîné très longtemps avec quelqu'un qui m'a donné une image épouvantable de l'homosexualité, je n'aie pu parler à personne ni mettre de réels mots sur ce que j'étais avant l'âge de 16 ans, j'ai la quasi totalité des amies hétéros à qui je l'aie dit...
lel, ce que tu as dit je pense que c'est tout à fait valable pour les gens qui viennent juste de découvrir leur homosexualité et qui l'assument pas du tout, mais moi ça fait 5 ans que j'en chie, les situations que tu as décrites, je les connais, mais la vie de couple, je connais pas, ça empêche pas les aventures. Mon homosexualité m'a pourri mon adolescence, elle fait de moi une jeune adulte fragile alors que je voudrais être forte et elle pourrit toutes mes relations sociales avec les gens. En plus de ça je me dis que je ne pourrais pas avoir d'enfant (je ne veux pas d'un enfant sans père, pour moi c'est hors de question), encore c'est pas si grave je peux faire autre chose de ma vie, mais je me dis que je ne pourrais pas trouver quelqu'un naturellement, sans chercher. Pour y avoir un peu traîné, je suis totalement décalée dans le milieu lesbien, ça ne me correspond pas du tout. D'être obligée de chercher, ça artificialise les relations amoureuses, c'est surfait, c'est moche. Ca enlève toute la magie et l"imprévu de la rencontre à laquelle les hétéros ont droit. Mais ça, faut que je m'y fasse. Faut être lucide sur ce que j'aurais jamais et réussir à me concentrer sur autre chose.
Y a des gens qui vivent tous ça très bien parce qu'ils sont plus en phase, mais moi laisse tomber... Même chez les homos je suis décalée alors zavez qu'à voir à quel point je suis bonne à jeter!
Solange, c'est très sensé ce que tu dis, c'est que du bon sens et c'est très vrai. Mais moi je suis carrément insensée comme meuf... Je crois que vous imaginez même pas à quel point je manque d'amour c'est un truc de malade, mais faut vivre avec.
N'oubliez pas que vous vivez à Paris quand même, pour la plupart... |
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Diox
Inscrit le: 02 Déc 2008 Messages: 5 Localisation: 92
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Posté le: 03 Déc 2008 10:20 Sujet du message: |
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Bonjour Mandine,
Je suis une petite nouvelle sur le forum et ne suis pas encore très habituée à réagir, répondre etc... Cependant j'ai lu ce que tu disais et quelques chose m'a parlé tout particulièrement. Je sais que ce n'est pas le sujet principal, mais bon...
| Mandine a écrit: |
mais je me dis que je ne pourrais pas trouver quelqu'un naturellement, sans chercher. Pour y avoir un peu traîné, je suis totalement décalée dans le milieu lesbien, ça ne me correspond pas du tout. D'être obligée de chercher, ça artificialise les relations amoureuses, c'est surfait, c'est moche. Ca enlève toute la magie et l"imprévu de la rencontre à laquelle les hétéros ont droit. Mais ça, faut que je m'y fasse. |
Bon ça va peut être te faire une belle jambe, mais je voulais te dire de ne pas être si pessimiste concernant la possibilité d'une "rencontre imprévue". Ca arrive... dans mon cas, les trois relations que j'ai pu vivre ont été ce genre de rencontre, et chaque fois à un moment où je n'étais pas du tout dans une optique de "recherche"... Ce forum est mon premier contact avec le "milieu gay". Je ne pense pas que ça t'intéresse de savoir comment je les ai rencontrées, mais c'était juste pour te dire que c'est possible......
Pour le reste je ne sais pas trop quoi te dire... Je ne suis pas très douée pour réagir comme ça au tac au tac, il faut que je laisse les choses un peu murir dans ma tête, que j'y réfléchisse... _________________ "Au lieu de te plaindre du noir de la pièce, va donc chercher une bougie!" |
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modo
Inscrit le: 29 Aoû 2006 Messages: 1204
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Posté le: 03 Déc 2008 12:26 Sujet du message: |
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| Mandine a écrit: | | je culpabilise quand je vois des gens hyper à l'aise avec leur homosexualité, même des très jeunes en très peu de temps, avec des situations familiales bien plus difficiles que la mienne |
Mais il ne faut pas culpabiliser pour ça !! On est toutes et tous différents, alors bien sûr on a des parcours différents avec notre homosexualité. Et la situation familiale ne joue pas forcément un rôle déterminant dans le fait de s'accepter et de s'assumer. Bien sûr c'est plus facile quand on sait qu'on sera accepté par sa famille, mais le plus dur, c'est de l'accepter pour soi, de s'assumer soi-même, et ça c'est vraiment une question personnelle je crois. Selon les gens, ça peut prendre plus ou moins de temps, et il n'y a aucune raison de culpabiliser pour ça !
| Mandine a écrit: |
J'en conclus qu'il y a vraiment un truc qui cloche chez moi, un blocage intérieur lié à mon homosexualité, un truc qui passe pas mais alors pas du tout. |
Ben oui, ça arrive parfois, on peut avoir des blocages. Mais la question est de savoir pourquoi, et d'essayer de le surmonter. Peut-être que ça prendra du temps, mais si tu te donnes les moyens d'y arriver, ce n'est pas impossible (quand je dis "se donner les moyens d'y arriver", ça veut dire ne pas partir défaitiste en te disant que de toute manière c'est comme ça et que tu ne pourras rien y changer)
| Mandine a écrit: |
Mais c'est vrai que j'ai un parcours pas facile avec ça: tous mes amours ont été impossibles, j'ai traîné très longtemps avec quelqu'un qui m'a donné une image épouvantable de l'homosexualité, je n'aie pu parler à personne ni mettre de réels mots sur ce que j'étais avant l'âge de 16 ans, j'ai la quasi totalité des amies hétéros à qui je l'aie dit... |
Moi, je crois que ce sont le genre de choses qui n'aident pas à s'accepter sereinement. Et si tu te disais que c'est une question de temps, le temps d'effacer ces traumatismes, de retrouver une image positive de l'homosexualité, de tomber sur des hétéros qui n'auront aucun problème avec le fait que tu sois lesbienne ?
| Mandine a écrit: |
En plus de ça je me dis que je ne pourrais pas avoir d'enfant (je ne veux pas d'un enfant sans père, pour moi c'est hors de question) |
Tu sais, il existe aussi des projets de coparentalité avec des gays, comme ça l'enfant a un père et une mère. Il n'y a pas que l'insémination artificielle avec donneur.
| Mandine a écrit: |
je me dis que je ne pourrais pas trouver quelqu'un naturellement, sans chercher. Pour y avoir un peu traîné, je suis totalement décalée dans le milieu lesbien, ça ne me correspond pas du tout. D'être obligée de chercher, ça artificialise les relations amoureuses, c'est surfait, c'est moche. Ca enlève toute la magie et l"imprévu de la rencontre à laquelle les hétéros ont droit. Mais ça, faut que je m'y fasse.
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Faut pas se mentir, oui c'est plus dur de trouver qq par hasard quand on est homo... mais ce n'est vraiment pas impossible !! Je connais deux filles qui ont rencontré leur copine par hasard à la fac, une autre qui a rencontré sa copine au lycée (ça fait d'ailleurs maintenant 8 ans qu'elles sont ensemble). Le témoignage de Diox va aussi dans ce sens.
Et quand tu parles du "mileu lesbien"... si tu désignes par là le microcosme du Marais, je comprends que tu aies du mal à y trouver ta place. Perso, je sors assez peu dans le milieu lesbien, et si je le fais, c'est avec des amies ou des gens du mag. Je ne me serais effectivement pas vue allez draguer dans les bars et les boîtes lesbiennes. Mais là encore, il n'y a pas d'obligation.
Solange _________________ Les modérateurs |
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Mandine
Inscrit le: 24 Juin 2008 Messages: 41
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Posté le: 03 Déc 2008 13:47 Sujet du message: |
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| Excusez moi j'ai oublié un mot, je voulais dire que j'ai perdu la quasi totalité des amies hétéros à qui je l'aie dit (dont certaines pour qui j'avais des sentiments.) Merci pour vos réponses, qui, à défaut de m'aider dans l'immédiat remontent un peu le moral, et c'est déjà beaucoup. Solange, j'aime bien ta mentalité. |
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Laila
Inscrit le: 25 Sep 2008 Messages: 62 Localisation: Lieusaint
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Posté le: 03 Déc 2008 14:37 Sujet du message: |
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Coucou mandine,
j'espère que je peux t'aider,
1- " Le problème c'est que j'ai terriblement honte devant mon père à cause de l'image dégradante que la société à des goui... lesbiennes et je ne veux pas que mon père aie des sales images dans la tête."
je croix Mandine que un père (ou une mère) aime son enfant quoi qu'il soit, je sais que c'est dur, mais je suis totalement d'accord avec Modo qu'un père n'imaginerai jamais son enfant dans une relation sexuelle, c'est hors question!
2- "Mon problème est que je me suis enfermée dans un cercle vicieux avec mon père par rapport à mon homosexualité: il sait, je sais qu'il sait, mais on en a jamais parlé frontalement, tout à été dit par sous-entendus et j'ai parfois brouillé les pistes, je me suis rétractée, etc..."
t'es pas obliger de dire a qqn que t'es lesbienne, je comprends que tu veux le dire a ton père mais si t'as déjà une bonne relation avec lui, et en + tu croix bien qu'il le sais alors peut être ca vas pas être si mal apres tout et que t'as simplement peur (e qui est compréhensible)
3-"Au début, je pensais confirmer que le jour où j'aurais une relation stable, mais comme j'ai pris conscience que ça n'était pas possible, et que je me dis que peut être un jour je retournerais avec un mec pour avoir une vie moins dure (je sais ce que vous allez dire, mais si mon homosexualité me rend trop malheureuse et si arrive un moment où j'estime en avoir trop chié et avoir le droit au bonheur, je vois vraiment pas pourquoi je refuserais un gentil garçon. je suis pas bi pour autant, même si je me suis déjà posé la question.) "
Hmmm tu croix vraiment que si t'es absolument pas attire par les mecs et tu sort avec un mec tu sera heureuse? Ca vas être injuste pour toi ET pour lui aussi, je sais qu'avec les fille c'est dur et je comprends que t'as eu des relation merdique avec les filles mais ca veux pas dire que tout les filles sont comme ca, ca pourrai être la même expérience avec les mecs si t'était hetero, je ne sais pas c'est mon avis.
3- "elles n'avaient aucun respect pour moi et m'ont utilisée comme une merde, sans aucune exception; "
au moins t'as fais des expérience, même si c'est mal passe,... les expérience c'est ce qui nous aide a vivre et a apprendre.
de toute façon j'espère pour toi que ca vas aller mieux, je croix bien qu'un jour tu trouvera la fille qui te respectera avec qui tu sera contente,
bonne chance _________________ -The Only Real Voyage Of Discovery Consists Not In Seeking New Landscape, But In Having New Eyes,...
-Don't fear what is different, just embrace it  |
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Mandine
Inscrit le: 24 Juin 2008 Messages: 41
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Posté le: 03 Déc 2008 14:51 Sujet du message: |
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| Citation: | | je croix bien qu'un jour tu trouvera la fille qui te respectera avec qui tu sera contente, |
Le pape en string à la gaypride aussi, ce serait cool!
N'imp'... |
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modo
Inscrit le: 29 Aoû 2006 Messages: 1204
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Posté le: 03 Déc 2008 15:21 Sujet du message: |
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| Mandine a écrit: | | Citation: | | je croix bien qu'un jour tu trouvera la fille qui te respectera avec qui tu sera contente, |
Le pape en string à la gaypride aussi, ce serait cool!
N'imp'... |
Humm... tu vois ce que je voulais dire quand je te disais que, pour s'en sortir, il faut le vouloir, c'est à dire ne pas partir défaitiste ?
Solange _________________ Les modérateurs |
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Mandine
Inscrit le: 24 Juin 2008 Messages: 41
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Posté le: 03 Déc 2008 15:53 Sujet du message: |
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J'ai l'air défaitiste? Non, réaliste. Je vous explique pourquoi. Je pense qu'il y a deux principales façons de découvrir son homosexualité: découvrir qu'on est attiré par les gens du meme sex, ou tomber amoureux de quelqu'un. Pour moi ce fut la deuxième solution, j'avais 13 ans et demi, j'étais dans un collège ZEP de sud seine et marne dans une petite ville de 5000 habitants et j'ai rien compris à ce qui m'arrivait, j'ai jamais pu re aimer quelqu'un comme ça, s'en est suivi une période de dépression, d'automutilation où je n'aie pas été en cours pendant un mois, et le mois du BEPC (que j'ai eu quand meme), j'ai mis 3 ans à oublier cette fille. Bien entendu, je n'aie soufflé mot, et personne n'a jamais su ce qui m'arrivait, ma famille s'arrachait les cheveux pour savoir ce que j'avais mais j'ai jamais craché un mot.
Ensuite j'ai passé environ trois ans à découvrir mes attirances pour les filles, à enterrer ça, à sortir et à coucher briévement avec des garçons jusqu'à ce que je me rende à l'évidence.
Ete 2007, j'avais 17 ans, j'étais en vacances en Corse, j'ai rencontré une russe de 22 ans qui travaillait comme jeune fille au pair à Ajjaccio chez des corses, ce fut ma seule rencontre "sans chercher" qui n'était pas à Paris, on s'est embrassées, on a couché ensemble, c'était la première fois mais elle s'en foutait, elle a pas du tout fait gaffe à mois, je me sentais comme un vieux kleenex, on était sur un bout de plage à minuit, il faisait froid, j'ai pleuré longtemps après mais ça m'a pas dégoûtée des filles.
Ensuite, huit mois plus tard, à 18 ans pile j'ai commencé à sortir à Paris, à trainer un peu dans le milieu grâce à des contacts internet, j'ai flirté avec une fille dans une boite de nuit juste comme ça, j'ai couché avec une femme beaucoup plus agée que moi avec qui j'avais également une très bonne complicité intellectuelle mais qui a refusé de me voir après une semaine car elle culpabilisait car j'étais trop jeune. Ensuite, toujours en cherchant, toujours à Paris, quelques flirts sans importance, je suis venue pour la première fois au MAG fin juin, j'ai apprécié la convivialité même si je regrettais de ne pas être aussi à l'aise et aussi de bonne humeur que certains. Je suis retombée amoureuse d'une hétéro, je m'en suis rendue malade, j'ai commencé à vouloir sortir avec n'importe quelle fille à Paris, pourvu que j'oublie, c'est comme ça que je me suis retrouvée à flirter avec des filles qui ne me plaisaient pas vraiment. Ensuite j'ai rencontré une fille avec qui j'avais un bon feeling, où on prenait notre temps, que j'aimais beaucoup, qui me plaisait vachement, avec qui j'avais une super bonne complicité mais elle a coupé les ponts au deuxième rendez vous et c'est moi qui aie du la recontacter pour avoir des explications. Il s'est avéré qu'elle s'était foutu complètement de ma gueule car elle était amoureuse de quelqu'un d'autre sans qu'elle me l'aie jamais dit, alors meme que je lui aie demandé d'être franche avec moi (je l'aie découvert toute seule). Bref, reclaque dans la gueule. Ensuite j'ai pas eu grand chose depuis, quelques flirts, c'est tout, et là j'en suis là, actuellement.
Alors dire que je suis défaitiste... Mouais. Y a pire et y a mieux quoi. Je tombe amoureuse de filles hétéros qui ne veulent pas de moi et même que je dégoûte et qui me rejette quand elles se rendent compte un peu, et je sors avec des filles qui ne veulent pas vraiment pas de moi non plus, mais qui sortent avec moi "faute de mieux" (en attendant de trouver une nana plus belle, plus féminine, plus douce, moins bizarre, plus pondérée, plus intelligente, plus classe, etc..., voire un mec.) Alors excusez moi d'avoir l'impression d'être un vieux déchet. Ca doit etre un problème de look ou de coiffure, ça doit etre ça. |
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