Erreur de diagnostic ?
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lel



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MessagePosté le: 22 Mar 2010 14:10    Sujet du message: Erreur de diagnostic ? Répondre en citant

Je vais essayer d'être brève et qu'est-ce que j'aimerai trouver quelqu'un ayant une réponse étant passé par là !!

Ma venue au MAG est liée à cette histoire : pour moi, les hommes allaient avec les femmes, et inversement. Les lesbiennes, je pensais à cause des clichés que c'était uniquement des filles qui couchaient entre elles, mais sans sentiments. C'était sale, j'étais jeune, je voulais une amoureuse, et j'aimais certaines filles depuis la maternelle en sachant que c'était anormal.

Donc, et il s'agit d'un épisode très peu glorieux pour moi, je me suis faite passer pour un garçon sur internet pendant des années, au point de tomber amoureuse de l'une de ces filles, qui est elle aussi tombée amoureuse de moi. Ca a duré 2ans jusqu'au jour où je me suis sentie coupable, que je n'étais pas l'homme qu'elle aimait. Ca a été brutal, une douleur intense lorsque je respirai, une angoisse énorme.

Bref, j'en ai déduis qu'il fallait que je vois un psychiatre pour m'aider, j'ai eu la force de lui en parler moi même, j'en avais vu d'autres avant qui en arrivaient toujours au même point : que j'allais devenir homo, avec un discours moralisateur. Bref, j'ai expliqué à ce psychiatre, qui m'a parue ouvert, qui m'écoutais. Entre temps, en m'inscrivant sur le forum, j'ai eu la force d'en parler à cette fille, ça m'a libérée on va dire, malgré la culpabilité et les sentiments. Au bout de quelques séances de psy, il m'a prescrite un médicament, à la base je voulais que ma déprime/angoisse disparaisse, mais c'était dans un but de freiner ce qui est schizophrénie.

Je résume, il me demandait sans cesse si je me faisais passer encore pour un garçon, alors que je commençais à m'accepter en tant que lesbienne, et si envie d'être un garçon il y avait, c'était plutôt des envies de changer de sexe, et non m'inventer un monde, mais j'ai fini par totalement m'accepter et m'assumer en tant que fille.

En gros, 4ans et quelques après, je suis une loque. Passive, angoissée, agoraphobe, claustrophobe, peur du noir, etc... ça me joue des tours, alors qu'avant ces médocs, j'étais le genre fêtarde, de bonne humeur en général, réussissais mes études (facilités de concentration, bonne analyse des choses extérieures), en gros, ces médocs ça m'a pourrie de l'intérieur, en m'en rajoutant d'autres, dans le but de calmer les effets secondaires de ce que je prenais.

J'ai changé de psychiatre, qui n'a même pas voulu savoir pourquoi je prenais ces médicaments, et je compte lui en parler la prochaine fois. Elle m'a rajoutée l'anxiolytique ultime la semaine dernière, et j'en ai ras le bol.

Ma grande question : est-ce que mon premier psychiatre a bien cerné le problème, et est-ce que cette histoire virtuelle n'était pas plutôt une façon de vivre mon homosexualité ? En sachant que j'ai mis fin à tout ça en annonçant mon sexe avant de prendre des médicaments.

Je me demande si ce n'est pas un "problème" de potentiel transsexualisme qu'il redoutait, en sachant qu'il me posait des questions du genre si j'entendais des voix et que ça ne m'est jamais arrivée.

Si quelqu'un a une idée, je suis preneuse, mais je suis persuadée que la seule et unique explication est que je ne mettais pas de mots sur mon homosexualité.

Pardon pour le roman, mais j'ai des avis qui vont dans ce sens, tout comme d'autres ayant la certitude que le diagnostic était bon.
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L.C.



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MessagePosté le: 22 Mar 2010 16:48    Sujet du message: Répondre en citant

Réponse très rapide dsl
à te lire, tu es LOIN d'être une loque ...
je crois qu'il est normal qu'en tant que médecin , il ait évoqué le transexualisme au début ... car il doit regarder toutes les pistes possibles
A mon avis , oui c'était un manque de référent vis à vis de l'homosexualité
Un conseil, ( mais je ne connais pas ta situation Confus ) faire du sport régulierement ça ne peut pas t'aider physiquement ?
Pour les médicamants sois ferme avec les gens qui te suivent , dis que dans la mesure du possible tu veux faire un travail sur toi-m^me avec le moins de traitement possible, ce qui ne signifie pas arrêter ce que tu prends déjà , mais ne pas en rajouter , fais lui un interrogatoire sur le nouveau traitement, demande en quoi elle le justifie, n'hésite pas à consulter ailleurs si tu en as les moyens ( bonne complémentaire )

Je te conseille un film : Faro ( à moins que ce ne soit " mon ami Faro" ?) il s'agit d'une femme qu'une petite jeune prend pour un homme, elle ne dément pas , non pas pq 'elle se prend pour un homme , mais pq'elle l'autre lui fait sentir qu'ellle à une chance... mais en tant qu'homme Clin d'oeil

Mais bon de toutes façons comme tu le dis tu te sens fille ( je ne sais pas ce q ça veut dire , m^me si moi aussi ), ça fait mal parfois aussi de remuer le passé et je me demande si c productif ...
Pense à ta santé et à tes formations ... et dés que tu auras bougé ( pas forcément Paris lol, mais là c pq je veux quitter cette ville donc chut ) tu verras tu appréhenderas certaines choses autrement et affronter de nouvelles choses ( permis, gestion d'un budget etc donne confiance en soi Très content)
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lel



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MessagePosté le: 22 Mar 2010 18:23    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ta réponse Clin d'oeil Je me renseignerai sur ce film !

Le déménagement, pour le moment c'est pas évident je dois terminer ma formation, mais oui, je ne pourrai jamais évoluer dans ma p'tite ville... le permis, je l'ai déjà, mais peur de conduire (depuis les médocs Embarassé )

On va me traiter d'inconsciente, mais j'ai légèrement diminué et espacé les prises, et ça me permet de me lever tôt, moins ce sentiment de malaise, je me sentais mal (physiquement) perpétuellement ces dernières semaines. Le très bon point est que niveau alcool, ce n'est qu'une bière par semaines, et même je pourrai m'en passer...

Mes problèmes, comme tu dis c'est venu d'un manque de référent homosexuel (et petite ville où on ne voit aucun homo), mais je suis intimement persuadée ne pas être schizophrène, qu'il s'agissait purement d'un mal être, du mal à me trouver une place, vis à vis de mes sentiments pour les filles.

Je déballe un peu tout, mais j'ai clairement la sensation que ces médocs m'ont pourrie la vie, je sais que ce forum n'est pas fait pour ça, mais j'ai pas trop de personnes à qui en parler dans le sens suffisamment solides pour ne pas effrayer. Je précise que je ne suis pas dépressive pour autant Clin d'oeil
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L.C.



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MessagePosté le: 23 Mar 2010 1:23    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,
je pense avoir répondu trop vitetout à l'heure : déjà , je pense q c'est très clair, je ne suis pas psy-quoi que ce soit
ensuite, tu parles d'un diagnostic qui a été prononcé il y a des années, ta situation a peut-être changée depuis , de toutes façons l'absence de mot à mettre sur ce que l'on ressent , et sur la manière dont on veut se définir n'aide pas

si les problèmes que les médecins craignaient ont disparu, tant mieux , la question est moins de savoir si tu avais tel trouble ou pas, mais de se réjouir de constater qu'aujourd'hui tu ne l'as plus ! Très content

A mon avis il est très dur de savoir s'il y a eu une ereur de diagnostic des années après, c là qje veux en venir

Ce que tu dis sur le permis montre que tu es responsable, ne dis pas être inconsciente alors Clin d'oeil ( et arrête de t'excuser tout le temps aussi, défends tes positions)
Pour la baisse des doses, si ton rythme est régulier et que ça ne te cause ni trouble ni manque, parles-en au personnel médical si tu as confiance, ils verront qu'ils ont à faire à qqn qui veut s'en sortir
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lel



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MessagePosté le: 23 Mar 2010 11:58    Sujet du message: Répondre en citant

Je vois ce que tu veux dire, et à l'époque j'étais trop fragile et sans suffisamment de recul pour sentir que si ça se trouve ce n'était pas les médicaments qu'il me fallait, et me fallait de l'aide, j'aurai pris n'importe quoi.

Face à un psychiatre aussi faut dire qu'il est difficile d'ouvrir sa gueule, contester leur point de vue, en sachant que ça insinue dire qu'ils font un mauvais boulot, alors qu'on est des patients non formés quoi...

Je ferai le point avec ma psy actuelle, qui risque de ne pas remettre la chose en question, mais j'aurai essayé... je ne lui ai toujours pas annoncé que j'aime les filles mais elle le sait par ma psychologue depuis peu, elle a carrément insisté avec ses questions pour que je lui dise, ça m'a bloquée, je préfère que mes CO viennent de moi, et non subir un interrogatoire, par rapport à ça elle a été super lourde, je n'ai pas cédé même si ça se captait tellement j'étais gênée, bref, elle a pas été très délicate lol.
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Gabriel Mathéo



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MessagePosté le: 23 Mar 2010 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

peut etre que ça t'aidera un peut, je vais ici mettre un bout de moi.

apres un viol et deux tentative de suicides, j'ai été mit sous antidépresseur, pas pour ma dépression, simplement pour mes crises de TOC ( troubles obsessionnels compulsifs.) en résumer je ne sortais pas de chez moi, j'alignais crises d'angoisses sur crises d'angoisses.

je suis assez contre les médicaments mais mon médecin compréhensif ma dit que ça m'aiderais a sortir la tête hors de l'eau.

je ne suis pas sur d'y avoir gagner au change. je dormais 20h par jours, j'etais même plus une loque mais un légume. je végétais. 4h dans une journée ça laisse pas le temps aux crises, mais ça laisse pas le temps pour le reste non plus.
manger, dormir, pisser. c'était mes activités pendant un an.

la seule réponse que j'ai eu de mon médecin:
"on peut rien faire pour les gens qui dorment trop; ce médicament est censser être un booster.."

j'ai arreter mon médicament du jour au lendemain. je sais c'est pas bien mais je me suis dit, rester une loque humaine c'est pas une vie. j'ai prit le taureau par les cornes et j'ai reprit doucement contacte avec la vie social. j'ai retrouver mes amis, la famille.

ça a pas forcement été mieux de suite, j'ai mit encore 4 ans a sortir de ce cercle legumineux.
j'ai vu 4 psy et..rien pas de changements, pas de réponses.
tous m'ont dit la meme chose:
"vous avez deja les réponses, je ne peut pas grand chose de plus."
ou
"vous n'avez pas fait votre deuil de votre pere."

je ne dit pas que tous les psy sont des incompétents... mais ceux que j'ai vu..oui.


et puis ya un peut plus d'un an, j'ai arrêter de me mentir. si j'etait mal c'était simplement que j'etait trans.

depuis... j'ai enfin dit bay bay a mes 17 ans de dépression. tout n'est pas rose, j'ai encore des coups de déprime mais dans l'ensemble c'est le jour et la nuit avec mon passé.

en conclusion:
faire un travail sur toi et avant tout toi donnera certainement de bien meilleurs résultat que te gaver de médicament. traiter la source du probleme c'est plus compliquer mais ça fait avancer au lieu de prendre des médoc.

je ne dit pas que tu doit arreter les médicaments, mais qu'il faut avant tout qu'il servent a traiter le probleme a la source et pas juste te rendre amorphe pour rien!
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lel



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MessagePosté le: 23 Mar 2010 15:11    Sujet du message: Répondre en citant

Ca fait relativiser ce que tu me racontes Confus Et je trouve ça super que tu aies réussi à voir l'explication de tout ça, et que tu sois sorti de ce cercle infernal.

Arrêter brusquement les médicaments, je ne le ferai pas, mais je le ferai petit à petit. Fallait me voir à l'époque, bonne vie sociale, je plaisais assez, j'étais timide mais uniquement avec les inconnus, je mettais l'ambiance dans mon groupe de potes.

Actuellement, ce n'est pas que je vis mal mon homosexualité, mais c'est les médicaments qui inhibent en fait (d'où le fait que je me sois mise à boire, qui fait l'effet inverse).

La seule chose que j'en tire, c'est que ça m'a aidée un temps, et que je m'en suis sortie avec des séquelles, un espèce de "zombie", mais là encore c'est peut-être venu d'un truc qui me semble surement possible bien que je n'en sois pas sûre et ne saurai jamais.

Bref, j'espère sortir de cette drogue que sont les médocs, malgré quelques interrogations.
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lel



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MessagePosté le: 16 Avr 2010 10:26    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai vu ma psychiatre il y a 2jours, j'ai tout expliqué, je n'ai pas été super convaincante dans mes propos mais plutôt dans l'attitude !! J'étais excessivement fatiguée, mais une vraie pile, j'arrêtais pas de parler, on va dire que j'étais éveillée !!

Elle en a rigolé, voire un peu moqueuse du genre que j'ai été têtue et que ma diminution de médicaments, ça aurait pu être dangereux, mais j'ai eu un bon pressentiment en déduisant que je n'avais plu besoin d'une dose aussi forte.

La diminution, c'est simple : arrêt total de l'alcool, j'arrive beaucoup plus facilement à sortir, moins angoissée, et je me lève tôt. Donc, bon, j'ai perdu ma brioche au ventre, le visage à dégonflé, moins de cernes, plus souriante, etc... manque plu que diminuer la cigarette.

Après, l'erreur de diagnostic, évidemment, les psy sont soudés entre eux, je n'ai pas pu lui faire ne serait-ce que d'en douter. J'ai tout de même des troubles anxieux nécessitant apparemment un peu de traitement, pour le moment je laisse en place ce que je prend, je me laisse un mois, puis ben je verrai avec elle.

Faut s'imposer dans le monde des psychiatres, à les écouter on aurait quasi tous quelque chose à prendre, un petit trouble qui doit être soigné. Je reviens de loin, mais on va dire que c'est le commencement Très content
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Gabriel Mathéo



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MessagePosté le: 16 Avr 2010 12:58    Sujet du message: Répondre en citant

je suis super content pour toi!

je sais ce que c'est de se remettre doucement a vivre et même si mon parcourt est atypique, tu as fait le bon choix.
arrêter doucement les médocs c'est bien ça te permet de te sevrer dans la douceur et de reprendre une vie normal.


quand je te li entre les derniers posts au dessus et là...woua quel changement.

je suis sincèrement content que tu reprenne du poil de la bête. puis arrêter l'alcool c'est bien aussi ^^

si la psy a décider de diminuer tes médocs c'est que finalement ta aucuns vrais problème psy.
elle admettra jamais qu'elle c'est planter mais...maintenant c'est a toi de faire ton travail derrière pour savoir d'où ça venais et pas retomber dans la meme spirale.
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lel



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MessagePosté le: 16 Avr 2010 13:22    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ta réponse !! Clin d'oeil

Je précise tout de même que j'ai pris la décision de diminuer parce que je m'en sentais capable et prête, mais voila, c'est pas pour dire aux gens ayant un traitement de tout stopper, ça peut être très dangereux pour soi et pour les autres.

L'arrêt de l'alcool, ça change la vie Clin d'oeil (et ça préserve la santé) J'avais déjà beaucoup diminué et à présent c'est occasionnel, genre à un repas de famille.

Par rapport à tout ça, une certaine volonté, parce que j'étais quand même bien atteinte, je devrai avoir la capacité d'arrêter de fumer et travailler véritablement, donc c'est cool !
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stitchette



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MessagePosté le: 16 Avr 2010 14:39    Sujet du message: Répondre en citant

Après presque 2 ans que je te connais et que j'attends ça, j'ai juste un truc à te dire: Je suis fiere de toi, je savais que tu en étais capable, et waw qu'es ce que ça fait plaisir de te voir comme ça !!

Pour la clope fait très attention ...

Parce que j'ai arrêter pendant presque 6 semaines et ben je peut te dire que je m'énervais pour un rien et je m'en suis rendue compte au bout de 6 semaines parce que j'ai parler que j'avais arrêter d'un coup à des amis qui m'ont dis que c'étais la mauvaise solution à causes des nerfs et que ça te pourri encore plus la santé parait il Confus

Du coup je diminue petit a petit là j'en suis à 2 clopes par jour maxi sauf lors de soirée où c'est difficile de ne pas résister !!

En faite tu re conduis un peu ou pas encore ?
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C'est pas par hasard, c'était une évidence, c'était écrit d'avance ... by Stitchou, Ohana !
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lel



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MessagePosté le: 17 Avr 2010 10:09    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Clin d'oeil

Je conduis un petit peu, et pas très loin Embarassé
La clope ouais je pourrai jamais arrêter subitement, ce sera petit à petit, et au pire j'utilise un patch (mais là, faut plu fumer du tout, donc déjà bien diminuer). J'ai changé de tabac, un peu moins fort Très content

Bref, c'est des détails, mais oui, faut faire les choses au fur et à mesure.
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lel



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MessagePosté le: 22 Juin 2010 14:04    Sujet du message: Répondre en citant

Bon c'est pas le sujet du siècle et celui que j'avais créé il y a euh 5ans lol a été viré, mais je sais pas trop quoi faire, ne sais pas trop à qui me confier. Il y a plusieurs problèmes.

Sans vouloir entrer de trop dans les détails, je me rend compte que je n'ai toujours pas oublié la fille à laquelle je mentais. Je ne veux pas sortir avec, la reconquérir et tout ça, non non, mais je n'ai jamais retrouvé cet état amoureux, sur un petit nuage, le bonheur que je ressentais, j'ai eu des copines "réelles" mais ne sais pas si la touche "virtuelle" de notre relation donc illusoire, de cette fille tellement parfaite dans mes souvenirs provoque le fait de ne pas trouver de copine digne de cette femme. Je ne l'ai jamais rencontrée en face à face, j'aurai voulu mais elle ne s'en sentait pas capable, et à présent est passée à autre chose, donc c'est impossible.

Après, comment dire, elle était très attachée à moi et l'annonce de la vérité lui a été un moment ultra difficile, j'étais son premier amour on va dire. Elle n'avait pas une vie super évidente, j'ai peur que ça l'ai chamboulée, ou j'en sais rien, rendue mauvaise, je sais pas, mais je me sens responsable. Elle est probablement passée à autre chose, vit sa vie avec un homme qu'elle aime, je le souhaite de tout coeur, mais je ne sais pas, aucune idée de ce qu'elle est devenue. J'écris un mail le plus rarement possible, pour simplement connaitre son état, pas de réponse. Je pense qu'elle est juste passée à autre chose, mais tout de même de l'inquiétude, des interrogations, c'est le flou.

Me sentant mieux en fait je cherche pas à reprendre contact, mais simplement savoir si elle a une vie comblée et fait confiance à un homme ne l'ayant pas prise pour une conne, ce que l'on peut croire vis à vis de moi, mais c'est plus complexe que ça. Je cherche comme une rédemption en fait, je ne demanderai pas d'être pardonnée, mais je me suis énormément détestée, culpabilisé, chose qu'elle aussi a du ressentir elle aussi, et je ne pourrai pas tirer un trait tant que je ne saurai pas qu'elle s'en est remise et a refait confiance à la vie, récupéré son optimisme.

Vis à vis de ça, j'ai trouvé une de ses potes sur tillate, il y a plusieurs mois, j'ai parfois envie de lui écrire pour savoir, ce que mon "ex" est devenue, savoir simplement si elle est heureuse, c'est la seule chose que je veux savoir. Ca fait la psychopathe qui a pas oublié la fille depuis 5ans, mais non, c'est uniquement la volonté de savoir que je ne lui ai pas gâché la vie (et j'ai des raisons de le penser). La savoir heureuse et épanouie me permettrait de passer à autre chose, au lieu de ruminer sur mes erreurs du passé, et cette fille était exceptionnelle, ne méritait pas mes conneries, je donnerai tout pour la savoir heureuse. Mais je ne sais même pas si elle avait parlé de ça à sa pote, ni si je vais me faire insulter sans savoir, et la réponse peut faire mal, et peut-être qu'elles ont coupé les ponts.

La dernière chose dont je souhaite parler, une simple analyse, mais vis à vis de mes médocs, je les prend plus comme une punition que pour une aide. Je peux dire des conneries, mais j'ai commencé à les prendre quelques temps après l'annonce, donc où je me sentais mal. Je me demande si vu que ça fait refouler/inhiber des choses, et c'est con à dire, il se pourrait que je garde cette haine/culpabilité intérieure par rapport à ma prise de médicaments, quotidiennement depuis 5ans. La visite chez la psy me rappelle toujours cette fille, parce que la perte de mon "grand amour" coincide. J'en sais rien ! Mais ne pleurant pas, n'ayant pas pleuré à cette époque, ça peut être enfoui au fond de mon être.

Voila, vous n'êtes pas psy, mais je me sens bloquée, je ne sais pas s'il s'agit des médocs, ou de pas connaitre son état, ou si je suis ultra difficile en terme de filles, je peux me sentir ultra bien avec une fille mais ce n'est pas comparable avec le sentiment éprouvé auparavant. Pardon pour le roman, je suis pas déprimée, mais je ne sais pas trop quoi penser de tout ça... Je précise que je suis quasi persuadée qu'elle s'en est tirée parfaitement, je ne suis pas inoubliable à ce point là, mais la savoir bien me permettrait peut-être (surement) de me pardonner, voila.
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pulpitation



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MessagePosté le: 22 Juin 2010 18:33    Sujet du message: Répondre en citant

En te lisant, ça fait "calvaire" que tu traînes, tes médicaments. Et il y a sûrement un lien, donc une voie possible de rémission.
Par contre, quoique tu ais fait ou dit à cette fille, je ne pense pas que vouloir prendre des nouvelles soit fort utile, surtout vis à vis d'elle. Tu lui as dit la vérité, tu aurais pu partir avec ton mensonge. Donc tu as fait l'essentiel.
Si ça ressurgit maintenant, c'est qu'il y a une voie qui se dessine à toi pour sortir des medocs. Et c'est plutôt bon signe.
Maintenant, mon avis, et ça n'engage que moi, c'est que tu te fasses une raison, et que tu la laisses elle, pour te reconstruire toi.
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lel



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MessagePosté le: 22 Juin 2010 19:49    Sujet du message: Répondre en citant

Tu as surement raison. Et désirer prendre de ses nouvelles pour me sentir mieux et déculpabiliser, ça paraitra probablement comme énormément égoïste. J'en ai chié, les ruptures que je subi me rappellent sans cesse cette fille, je sais pas comment expliquer ça, mais j'ai tellement de bons souvenirs de la personne que c'était, que c'est toujours un plaisir voire un réconfort de penser à elle. Je souffrais au fond de moi mais contrairement à ce qu'on peut croire, j'ai jamais été aussi naturelle avec quelqu'un. A présent, je me bride, une protection, ou bien je ne suis pas remise et accorderai tout mon amour à une personne faite pour moi.

J'ai eu ce déclic cette nuit, j'ai rêvé d'elle. En général, lorsque ça arrive, je suis dans les mêmes conditions qu'avant. Mais cette nuit, il s'agissait vraiment de moi. Pour la première fois j'ai rêvé que je lui faisais l'amour en tant que moi, rien de pornographique, tout en finesse et respect, rien d'excitant malgré une sensation magnifique, mais une profonde tendresse. Au lit, en général, je déconne, je rigole, mais là, l'être dont il s'agissait, une fille magnifique, sensuelle par ses baisers et ses formes, ça m'a donnée envie de totalement oublier cette fille et agir ainsi avec la prochaine dont je serai amoureuse.

Les médocs, c'était surement le sens caché, dans ce rêve je me sentais comme à l'époque, réveillée avec une énorme frustration. Réussir à verser des larmes, tout ce que j'ai accumulé et enfouis ces dernières années, ça me ferait un bien fou. Je me plaignais de mes règles et ma libido, mais en réalité je ressens pas grand chose. Ma "passion" pour l'alcool, c'était pour ressentir. Les 5 années sans faire quelque chose comme travailler, ça fait boulet, mais je sais que j'y arriverai. C'est pouvoir aimer une femme et limite en pleurer tellement je tiens à elle que je souhaite. Ca fait le racontage de vie, mais ça a besoin d'être sorti, je me sentirai plus humaine lorsque tout ça sera rentré dans l'ordre et débridé.

Je pense avoir fait souffrir cette fille à l'époque, une fille extra qui ne méritait pas ça, mais effectivement elle a du faire son "deuil" en 5ans et je l'espère, c'est plutôt moi qui doit faire le miens à présent, je ne pourrai évidemment jamais oublier son visage, mais laisser la place à quelqu'un d'autre, et réussir à me passer de médicaments. Mais ce rêve, alala, le meilleur de ma vie !!
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